
Des manifestations ont eu lieu à Nuuk
et à Copenhague le 17 janvier pour protester contre les menaces d'annexion de Donald Trump et de son administration.

OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »
Manifestation à Nuuk le 17 janvier 2026

OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »
Samedi 17 janvier, des manifestations ont eu lieu à Nuuk et Copenhague pour protester contre les menaces d'annexion du Groenland de Donald Trump. Ils étaient plusieurs milliers à Nuuk (ville de 20000 habitants) et 15000 à Copenhague. D'autres rassemblements ont également eu lieu à Aalborg, Aarhus et Odense. Partout les mêmes slogans : “le Groenland n'est pas à vendre” et “Trump, touche pas au Groenland”.
À Nuuk, les Groenlandais, avec à leur tête leur Premier ministre, Jens-Frederik Nielsen, ont marché jusqu'au consulat américain. Le drapeau national, l'Erfalasorput, était omniprésent. Le chant du tambour (quillat) ayant donné le signal de départ. La marque de fabrique trumpienne, MAGA, a été détournée en “Make America Go Away” (“Faites partir l'Amérique”).
La question de l'indépendance du Groenland vis-à-vis du Danemark a été hier reléguée au second plan. Malgré les nombreux griefs existant contre l'ancienne puissance coloniale, la priorité est actuellement de ne pas être annexé par les États-Unis de Donald Trump.
Le Comité de jumelage Granville Uummannaq soutient le peuple groenlandais face aux menaces d'annexion proférées par le président Donald Trump et des membres de son administration.

OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »
À Nuuk le 17 janvier 2026
À Nuuk le 17 janvier 2026

ANDERS HOLST POUR « LE MONDE »
Manifestation à Copenhague le 17 janvier 2026

