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Aluu 2025

Du 13 au 23 novembre, le Comité de jumelage Granville Uummannaqa organisé un nouveau festival Aluu.

Retour sur dix jours de partage.

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Nanook,
14 novembre, Saint-Martin-de-Bréhal

Événement inédit et unique en France, la venue du groupe de Rock groenlandais Nanook à Granville a marqué les esprits. Véritables rockstars dans leur pays, les musiciens se produisaient pour la première fois sur une scène française, offrant au public non seulement un concert exceptionnel, mais aussi un rare moment de rencontre avec l’identité artistique et culturelle de l’Arctique. Entre découverte musicale, échanges interculturels et temps forts partagés, cette première française restera comme une soirée hors du commun pour la cité corsaire.
 

Aluu Nanook ! C’est à quelques kilomètres de Granville que plus de 350 spectateurs ont rempli l’Espace culturel de Saint-Martin-de-Bréhal pour assister au tout premier concert en France de Nanook, le groupe culte de ce pays de 57 000 habitants. Certains étaient même venus de loin, attirés par la rareté de l’événement et par l’aura de ces ambassadeurs du Grand Nord.
On dit d’ailleurs qu’un habitant sur deux au Groenland possède un disque de Nanook — comme si la musique des frères Elsner faisait désormais partie du paysage sonore du pays, au même titre que la mer, la glace et le silence des fjords.


Dès les premières notes, la salle a été emportée par la musicalité de la langue groenlandaise, le kalaallisut, cette langue aux consonances souples et rythmées, dont les inflexions chantantes donnent à la Pop Rock du groupe une couleur immédiatement identifiable. Même pour ceux qui n’en comprennent pas un mot, chaque syllabe semble ouvrir une fenêtre vers le Nord : cliquetis doux, chuintements légers, mots qui roulent comme une houle polaire.
Musicalement, Nanook a déployé ce qui fait sa force : des mélodies lumineuses, tour à tour tendres ou plus énergiques, balançant entre ballades introspectives et rythmes enlevés sans jamais perdre leur élégance mélodique.
Les textes, eux, explorent les thèmes qui traversent le Groenland contemporain : la relation intime au territoire, la présence constante de la mer, la mémoire familiale, les transformations du monde arctique, le sentiment d’appartenance et la fierté culturelle mais aussi le mythe autour de l’ours blanc (nanoq). Une poésie simple, directe et puissante, qui parvient à toucher même au-delà de la barrière de la langue.
Mais le séjour des artistes ne s’est pas arrêté là. Le lendemain soir, les deux leaders du groupe ont offert un concert acoustique intimiste devant une poignée de privilégiés dans l’historique Haute Ville de Granville. Un moment rare, confidentiel, où les voix et les guitares ont résonné au-dessus des remparts, face à la mer — comme un écho lointain à leur Groenland natal.

Et pour tous ceux qui étaient là, c’est le souvenir d’une soirée lumineuse, où la musique a fait fondre la distance entre les glaces du Nord et le littoral normand. Qujanak Nanook !

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Extrait de MeloLIVE par Quentinprod (l'intégralité du texte est disponible dans la revue de presse à télécharger ci-dessous

SOIRÉE CINÉMA 
20 novembre, Granville

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Deux films groenlandais ont été projetés au Select, devant une salle comble. Le premier, Ivalu, un court-métrage réalisé par Anders Walter, aborde le sujet  des violences sexuelles intrafamiliales dans une œuvre dramatique, mais dont la poésie n'est pas absente. 

 

Le film suivant, Twice Colonized, est un documentaire réalisé par Lin Alluna, et suit durant quelques mois la vie difficile d'Aaju Peter, avocate se battant pour les droits de son peuple, tout en traversant des drames personnel : le suicide d'un fils et une relation abusive.  Un film âpre, troublant,  qui ne laisse pas indifférent.

 

À la fin de la projection, une rencontre débat a été organisée en présence de Varste Mathæussen, artiste groenlandaise, qui a répondu aux questions du public sur la situation groenlandaise, et notamment sur l'impact de la colonisation danoise dans la vie quotidienne et culturelle des Groenlandais.

TUPILAK 
21 novembre, Carolles

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Seule sur scène, Varste Mathaeussen danse et joue sur une chorégraphie d’Indra Lorentzen et une musique du Norvégien Björn Klakegg. Le texte, dit en kalaallisut, laisse deviner qu'il s'agit ici d'évoquer la relation hommes-femmes, non sans moquerie. L'artiste pratique également l'art du tambour historiquement utilisé pour résoudre les conflits entre personnes. Un spectacle parfois déroutant, mais dont la beauté transcende la barrière de la langue.

cj.granville.uummannaq@gmail.com  Page FB: Aluu le Groenland à Granville

Crédits photos : Fabrice Jonckheere, Pierre Auzias, Marine Gateff et Bernard Fontanille

© 2023 par Comité de jumelage Granville-Uummannaq.

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